Vendredi 30 avril 2010 5 30 /04 /Avr /2010 23:18

Le New York Times publiait le 27 avril dernier un article qui a beaucoup circulé sur la toile tous ces jours.

Son titre : "We have met the enemy and He is Powerpoint" - Nous avons rencontré l'ennemi et il est Powerpoint -

Il s'agit de la présentation d'un slide faite à des membres de l'armée américaine en Afghanistan.

Ce slide était sensé représenter la stratégie militaire américaine.

Le New York Times le compare à un bol de spaghettis.

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Cet article relate également une déclaration du Général des Marines James N. Mattis qui accuse Powerpoint de nous rendre stupides. Il a d'ailleurs banni cet outil de toutes ses présentations.

La question n'est pas d'être aussi radical. Encore une fois, il faut décider du rôle et de l'usage que l'on veut attribuer à nos diapositives.

Nous en parlerons dans notre prochain article ;-)

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Jeudi 29 avril 2010 4 29 /04 /Avr /2010 11:56

La présentation de Madame Jill Bolte - Taylor (Neuroanatomiste de son état) a été considérée comme l'une des plus puissantes du TED 2008.

Elle y présentait son analyse du fonctionnement des deux hémisphères de notre cerveau.

Mais au lieu de faire une conférence "très scientifique" et peut-être ennuyeuse pour certains, elle a raconté son vécu : l'expérience de son attaque cérébrale et O miracle, elle a captivé l'attention de son auditoire pendant plus de 18 minutes.

Quelques slides (au contenu très minimaliste) accompagnaient son intervention.

Jill Bolte - Taylor TED 2008Jill Bolte Taylor 2 TED 2008

En fait, elle a réalisé un extratordinaire excercice de Storytelling

Si vous souhaitez voir ou revoir son intervention, c'est ici :

Accrochez vous, elle fait plus de 18 minutes mais c'est passionnant :-)

 

C'est assez impressionnant, j'avoue qu'au début j'ai été assez méfiante du contenu, mais après vérification, il s'agit bien d'un sujet sérieux et les références sont solides.


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Jeudi 29 avril 2010 4 29 /04 /Avr /2010 11:08

Les interventions de Steve Jobs sont mémorables car il arrive à créer de l'émotion auprès de son auditoire. Ses récits sont authentiques, inventifs et...surprenants. Il crée du sens...

Voici comment il introduit l'iphone:

1. Il raconte une histoire : les inventions d'apple

Steve Jobs - Iphone 1Steve Jobs - Iphone 2

2. Il présente les avantages du produit : "Three devices : a widescreen ipod with touch controls, a revolutionary mobile phone, a Breakthrough Internet communicator"

Steve Jobs iphone presentation

3. Il fait appel à l'imagination de son auditoire : "Today, apple is going to reinvent the phone"

Steve Jobs - iphone 3

Son introduction qui dure quand même plus de 3 minutes a déjà conquis le public...

La suite est dans la poche (au propre comme au figuré) ...et le succès et là.

Pour voir ou revoir la vidéo :


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Dimanche 25 avril 2010 7 25 /04 /Avr /2010 10:26

Deuxième point important dans la préparation de votre présentation : Le choix cornélien du nombre de mots à intégrer dans vos diapositives.

Nombre d'orateurs ont tendance à TOUT écrire...

Les réponses que je récolte lorsque je pose la question "Pourquoi tant de mots sur les diapos ? " à mes clients, sont toutes identiques, ils pensent les diapositives comme des documents et non pas comme les supports visuels d'un exposé oral. Ils me disent qu'il envoient le support - document à leurs interlocuteurs suite à la présentation et que sans le texte cela n'a pas de sens.

Et c'est bien là que le bas blesse...

Les diapositives ne devraient pas être conçues comme un document mais bel et bien comme un support visuel qui doit accompagner le discours oral.

Je conçois aussi que le logiciel Powerpoint influence ce mode de pratique dans ses fonctionnalités (je vous en parlerai dans un futur arcticle) il impose une certaine orientation dans les templates qui sont proposés et cela fausse le jeu.

Il est important de ne pas projeter sous forme de texte l'information qui doit être dite oralement, par contre, elle peut tout à fait être synthétique ou encore imagée.

Dans sa présentation de l'iphone, dans l'une de ses diapositives, Steve Jobs présente 3 pictos et trois mots pour décrire le produit, le complément d'information se fait oralement. Steve-Jobs-iphone-presentation.png

Vous pensez bien qu'il y a aussi un tas de document descriptifs qui ont du être rédigés mais ce n'est pas ceux la que Steve Jobs présente à son auditoire à cette occasion.

Bref, vous l'aurez compris, le support visuel d'une présentation ne doit pas être conçu comme un document.

Si c'est le cas l'auditoire, est appelé à lire ce qui est écrit et donc à perdre automatiquement le fil du discours oral car nous ne pouvons lire et écouter en même temps.

Pour résumer, une diapositive doit accompagner le discours oral et non pas être une parfaite photocopie de celui-ci.

Voici quelques éléments de comparaison :

Nombre-de-mots-dans-une-diapositive.png

 

 

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Samedi 24 avril 2010 6 24 /04 /Avr /2010 12:04

Je ne peux pas vous parler des principes de la slide:ology (approche défendue entre autre par Nancy DUARTE) sans partir d'un fondamental : La préparation.

Les articles qui vont suivre, parlerons de l'importance de la préparation d'une présentation.

Mais commençons par le plus important : la connaissance de l'auditoire

La prise en compte du CONTEXTE dans lequel va se faire la présentation mais surtout la bonne connaissance de son auditoire est un des secrets fondamental d'une excellente présentation.

Et un des secrets de Steve Jobs réside bien entendu là.

D'où l'impérative nécessité de penser sa présentation et d'orienter ses messages en fonction des attentes et des besoins de son auditoire car c'est lui que l'on doit convaincre avant tout.

L'expression "au cas par cas" souvent employée par les hommes d'affaires japonais, comme le souligne Garr Reynolds dans son blog : wwww.presentationzen.com, traduit bien le souci acéré et permanent d'adapter le contenu au contexte et au public.

Cela peut vous paraître évident mais croyez - moi (pour assister à de très nombreuses présentations), je peux vous dire que l'orateur (centré sur lui même et sur ce qu'il veut dire) présente souvent ce qu'il estime être bon pour lui sans prendre en compte nos attentes d'auditeurs.

Cela amène à un brouillage du message, donc à une absence de communication et à une perte de connexion de part et d'autre.

En adaptant votre exposé au profil de votre auditoire, vous ne pourrez que le captiver et retenir son attention car vous aurez réussi à lui apporter ce qu'il est venu chercher et à faire en sorte que chaque personne présente dans la salle se sente unique.

Lors de la préparation de votre exposé, vous devez impérativement arriver à répondre à ces 6 questions :  

  • Qu'est ce que mon interlocuteur attent de ma prestation ?
  • Pourquoi accepte t-il de me rencontrer ?
  • Comment puis - je solutionner son problème ?
  • Qu'est ce que je souhaite engager avec lui ?
  • Quelles sont ses possibles objections ?
  • Comment puis - je répondre à sa problématique ?

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